Notre constat et nos mesures pour la bifurcation écologique.
Aulnay-sous-Bois est une ville profondément marquée par son histoire industrielle,dont les séquelles pèsent encore sur la santé des habitants et sur l’environnement : pollution aux hydrocarbures et aux métaux lourds, sols contaminés sur les anciens sites CMMP, IDL, Moisset ou parc à cuves PSA, nappes phréatiques dégradées, présence d’amiante et scandales sanitaires à répétition. Ces héritages écocides rappellent qu’aucune politique sérieuse ne peut ignorer la nécessité d’une planification écologique rigoureuse et démocratique.
Dans le même temps, Aulnay dispose de richesses environnementales exceptionnelles : deux grands parcs (Ballanger et Sausset) offrant un ratio d’espaces verts supérieur à la moyenne régionale, un canal dont les berges sont en cours de renaturation, et un patrimoine naturel protégé. Mais la droite municipale se contente d’opérations de communication et de projets urbanistiques opaques, comme Val Francilia, où la promesse d’agrandissement des espaces verts masque l’implantation de nouvelles activités logistiques et industrielles polluantes. L’Atlas de la biodiversité communale, bien qu’ambitieux sur le papier, reste sans traduction réelle en politiques de protection. Face à ce double constat – un territoire riche en biodiversité mais fragilisé par la pollution et le bétonnage – nous faisons le choix de la règle verte : ne pas prendre à la nature davantage qu’elle ne peut reconstituer. Pour cela, nous refusons la fuite en avant productiviste et l’artificialisation à marche forcée. Nous affirmons qu’aucun projet
économique ou urbain ne doit s’imposer au détriment de la santé publique, de la biodiversité ou du climat.
L’écologie est d’abord une question de justice sociale. Aulnay est au cœur du département le plus pauvre de France métropolitaine, la Seine-Saint-Denis, qui est aussi le plus pollué. Ce n’est pas un hasard : les classes populaires paient toujours le prix le plus lourd de la pollution, de la malbouffe, du béton et du bruit. Les beaux discours de greenwashing et l’écologisme de droite masquent cette réalité et servent surtout à protéger les privilèges de ceux qui ne vivent pas à proximité des usines toxiques, des axes routiers saturés ou des logements insalubres. Notre écologie est populaire et sociale, car elle part de la vie réelle des habitants, de leurs besoins concrets, de leurs droits bafoués.
La règle verte à Aulnay, c’est donc la fin des choix imposés par les lobbies et promoteurs, et le début d’un modèle fondé sur la justice écologique et sociale : protéger notre santé, nos enfants et notre environnement, tout en préparant la ville à résister aux chocs climatiques à venir (canicules, inondations, sécheresses).
