Notre constat et nos mesures pour le logement.
La crise du logement est nationale. Le libre-marché a transformé ce droit fondamental en marchandise, alimentant la spéculation et la gentrification, tandis que les gouvernements successifs, de Macron à ses prédécesseurs, ont affaibli les aides publiques et ponctionné les bailleurs sociaux. Résultat : les expulsions explosent, la précarité
énergétique s’aggrave, et les classes populaires sont reléguées toujours plus loin des centres urbains.
À Aulnay-sous-Bois, cette crise prend une dimension dramatique. Derrière la façade flatteuse de 38 % de logements sociaux, la réalité est celle d’une ville parmi les plus pauvres de France, avec près de 29 % de la population sous le seuil de pauvreté (3,5 fois la moyenne nationale) et 8 000 ménages en attente d’un HLM. Plutôt que de répondre à ces besoins, la municipalité actuelle a choisi d’accompagner une politique de gentrification, en freinant la construction de logements sociaux et en privilégiant le logement intermédiaire ou privé sous couvert de “mixité sociale”. Cette orientation politique, partagée par la droite locale et nationale, aggrave les inégalités et prépare l’éviction des classes populaires de notre ville.
À Aulnay, comme partout en France, le logement ne doit plus être une marchandise, mais un droit effectif. Notre ambition est simple : faire du logement social une priorité absolue, pour construire une ville réellement populaire, juste et solidaire.
