Notre constat et nos mesures pour l’eau.
Dans notre pays comme à travers le monde, l’accès à une eau saine et à un assainissement sûr n’est pas garanti. Tandis que les sécheresses s’intensifient, que les nappes phréatiques s’épuisent et que les cours d’eau sont massivement pollués, l’eau reste gérée comme une marchandise au profit d’intérêts privés, et non comme un droit
fondamental.
À Aulnay-sous-Bois, cette réalité se vérifie. L’approvisionnement en eau potable dépend du Syndicat des Eaux d’Île‑de‑France (SEDIF), qui a confié l’exploitation à un opérateur privé dans le cadre d’une délégation de service public. Autrement dit, les habitants payent une facture dont la maîtrise échappe en grande partie aux citoyens comme aux élus locaux. Cette privatisation rampante organise la spéculation et l’opacité, alors même que l’eau devient une ressource rare et que de plus en plus de familles peinent à payer leurs factures.
La gestion de l’assainissement, quant à elle, repose davantage sur des structures publiques comme Paris Terres d’Envol, le Conseil départemental et le SIAAP. Mais là encore, les sous-traitances privées et la faible implication des habitants et des agents publics limitent la transparence et l’efficacité du service.
Pourtant, des alternatives existent. Partout en France et en Europe, des villes reprennent la main sur leur eau en la plaçant en régie publique. Ce choix permet de garantir un contrôle démocratique, de réduire les coûts, d’investir dans l’entretien des réseaux, de renforcer la qualité sanitaire et de sécuriser l’accès pour tous. Notre ambition est claire :
faire de l’eau un droit universel garanti pour toutes et tous à Aulnay, et non un privilège soumis au marché.
Aulnay, ville de plus de 80000 habitants, la bataille pour l’eau est indissociable d’une écologie populaire : une écologie qui protège les habitants des pollutions, des factures insoutenables et des effets du dérèglement climatique. Reconquérir l’eau comme bien commun à Aulnay, c’est redonner du pouvoir aux habitants, aux agents publics, et à nos collectivités, contre la spéculation, l’opacité et les logiques de profit. C’est un combat de justice sociale, de santé publique et de démocratie.
