Notre constat et nos mesures pour la petite enfance.
À Aulnay-sous-Bois, les inégalités sociales et le désengagement de l’État pèsent durement sur les familles et les plus jeunes. L’accès à un accueil de qualité pour les 0‑3 ans reste une épreuve pour beaucoup de parents.
À Aulnay, la capacité totale est de 1 680 places d’accueil (856 en accueil familial, 674 en structures municipales, 59 dans le privé, 90 en crèche hospitalière). Chaque année, environ 800 demandes sont déposées, mais seules un peu plus de la moitié obtiennent une réponse positive. De nombreux parents se retrouvent sans solution, contraints à des
arbitrages douloureux entre emploi, garde et équilibre familial.
La situation est aggravée par des dysfonctionnements persistants. Les crèches municipales du 11‑Novembre et d’Henri Thibault connaissent un sous‑effectif chronique, des cadences intenables, et un manque de reconnaissance du personnel, au détriment de la qualité de l’accueil. Du côté du privé, les pratiques des opérateurs (People & Baby, Crèche Attitude, Babilou) soulèvent également des inquiétudes : salaires bas, turnover élevé, manquements aux normes d’encadrement, coûts excessifs pour les familles. Ces constats sont le fruit d’une logique néolibérale qui traite la petite enfance comme un marché au lieu d’un droit.
Face à cela, notre ambition est claire : remettre l’enfant, la famille et le service public au cœur de la politique municipale. Cela implique de rompre avec la privatisation rampante des modes de garde, qui a montré partout ses limites, et d’investir massivement dans des structures municipales et associatives de qualité. La petite enfance ne peut pas être un terrain d’austérité ou de profit. Elle est une priorité politique, sociale et humaine. À Aulnay, nous voulons construire un service public de la petite enfance à la hauteur des besoins, garant d’égalité, de dignité et d’émancipation pour tous les enfants
