Notre constat et nos mesures contre la précarité.
À Aulnay-sous-Bois, la précarité frappe près d’un tiers des habitants. Selon l’Insee (2021), 29 % des ménages fiscaux de la ville vivent sous le seuil de pauvreté, contre 15 % à l’échelle nationale. Ce taux grimpe à 42% chez les locataires et à plus d’un jeune sur trois de moins de 30 ans. Le revenu médian est bien en deçà de la moyenne francilienne, et les inégalités se creusent.
Ces chiffres se traduisent dans le quotidien : des familles entières contraintes de dépendre du CCAS ou des épiceries solidaires, des jeunes frappés par un chômage massif et désorientés par l’absence de perspectives, des personnes âgées isolées et fragilisées, à des femmes seules surexposées à la pauvreté. Dans les quartiers populaires comme
Mitry-Ambourget, la Rose-des-Vents ou encore le Gros-Saule, la relégation sociale se combine avec un abandon institutionnel : files d’attente au CCAS, domiciliation administrative saturée, manque de coordination entre services sociaux et dispositifs éclatés qui laissent de nombreux habitants sur le bord du chemin.
Les structures d’hébergement et d’accueil existent, mais elles sont largement insuffisantes face aux besoins : résidences sociales saturées et accompagnement trop souvent limité à l’urgence. Cette situation est le fruit de choix politiques : sous-investissement public chronique, stigmatisation des classes populaires et abandon de services essentiels. Elle nourrit une colère froide et une défiance envers la politique, quand bien même Aulnay regorge
d’initiatives solidaires, associatives et citoyennes pour palier ces manques.
Notre responsabilité est claire : redonner aux habitants d’Aulnay la possibilité de vivre dignement. Cela suppose de renforcer l’accès aux droits, de lutter contre la faim et le froid, de garantir un accompagnement social continu, et de soutenir les solidarités locales. C’est dans cet esprit que nous portons un programme ancré dans le concret. Nous faisons le choix de la dignité contre l’abandon, de la solidarité contre la stigmatisation, de l’égalité
réelle contre la relégation.
