Notre constat et nos mesures pour l’emploi.
À Aulnay-sous-Bois, la question de l’emploi se pose avec une gravité particulière. La ville connaît un chômage structurellement élevé, qui frappe d’abord les jeunes et les habitants des quartiers populaires. Les parcours professionnels sont marqués par la précarité, les contrats courts et le temps partiel subi, notamment pour les femmes.
Beaucoup d’habitants enchaînent les périodes d’inactivité et de petits boulots, tandis que d’autres sont contraints de cumuler plusieurs emplois pour s’en sortir. Cette réalité s’accentue dans les services municipaux eux-mêmes. La majorité actuelle a fait le choix de contenir la masse salariale en réduisant les effectifs en limitant les remplacements de départs à la retraite. Les agents sont de plus en plus soumis à des conditions dégradées : passage imposé aux 1607 heures, non-remplacement systématique, multiplication des contrats aidés précaires (PEC), temps partiels contraints. Le recours massif aux apprentis et à la sous-traitance illustre également cette tendance à substituer des postes stables par des solutions temporaires et moins coûteuses.
Dans le même temps, certaines professions essentielles (petite enfance, restauration scolaire, propreté) sont sous tension permanente. Les réorganisations budgétaires pèsent lourdement sur les équipes comme sur la qualité des services, malgré quelques revalorisations ponctuelles et primes exceptionnelles. Résultat : les agents sont plus
nombreux à souffrir de surcharge de travail, et les besoins croissants de la population ne trouvent pas de réponse à la hauteur. Ainsi, loin de répondre aux urgences sociales du territoire, la politique municipale actuelle accompagne la montée de la précarité, affaiblit le service public et laisse de côté une grande partie des Aulnaysiens en recherche d’emploi digne et durable.
