Notre constat et nos mesures pour la santé.
Dans une ville jeune et populaire, les besoins sont immenses mais l’offre insuffisante. Le territoire souffre d’une densité médicale très faible : on compte à peine 38 médecins généralistes. La situation est similaire pour les infirmiers, kinés, dentistes, orthophonistes ou sages-femmes, dont les effectifs sont bien en-deçà des besoins. Les habitants en subissent directement les conséquences : délais de rendez-vous allongés, difficultés d’accès aux soins spécialisés, renoncements pour raisons financières ou faute de praticiens disponibles.
Les centres municipaux de santé (Pasteur, Balagny, Croix Nobillon, Tourville, Maison des 3000) jouent un rôle vital en proposant des consultations de proximité à tarifs conventionnés. Mais ils sont saturés : 14 % des actes de médecine générale sont réalisés dans ces structures, contre seulement 6 % en moyenne nationale, démontrant que les habitants doivent se tourner massivement vers le service public face au désert médical. L’hôpital Robert-Ballanger, déjà en crise depuis des années, a vu des fermetures de lits et de services qui compromettent encore davantage l’accès aux soins. Les personnels soignants y dénoncent un sous-financement chronique et une organisation défaillante.
Dans une commune où les habitants sont particulièrement exposés aux inégalité sociales et sanitaires, la santé ne peut plus être pensée uniquement comme un coût budgétaire. À Aulnay, la droite municipale n’a pas développé de stratégie ambitieuse. Ce désengagement local se combine aux politiques libérales nationales qui étranglent l’hôpital public et favorisent la privatisation rampante de la santé. Face à cette situation, nous affirmons que la santé est un droit, pas une marchandise. Notre projet pour Aulnay vise à garantir un accès égal, universel et de qualité à tous les habitants, en renforçant les centres municipaux, en luttant pour sauver et développer l’hôpital Robert-Ballanger, et en mettant la commune au service des soignants comme des patients.
